Focus sur un artiste déjà connu de nos rédacteurs. Un des initiateurs du projet Wall Trip, Pablito Zago écume son art où bon lui semble : Avignon, Bruxelles, Myanmar ... Touche-à-tout, il se revendique avant tout comme un street-artiste et n'hésite pas à multiplier les supports pour ses oeuvres. Les étiquettes, très peu pour lui, de même que les guéguerres de crews/murs ... Son truc : peindre et passer du bon temps. Son style : entre l'illustration, la peinture naïve et les comics underground américains. Rencontre.

Artiste autodidacte ?
Non pas vraiment... le lycée option histoire de l'art et dessin et ensuite école de graphisme. Ceci dit, je dessine depuis que je suis petit. Mais je ne ne sors pas d'un cursus beaux-arts.
Tu te définis plutôt comme appartenant à la scène graffiti, street-art ou autre ?
À la scène graffiti pas vraiment, plus largement « street art »... mais bon le jeu des étiquettes c'est toujours un truc un peu saoulant. Je suis arrivé dans le graffiti sur le tard, j'avais déjà une pratique picturale (toiles, expos), un style à moi que je n'avais pas encore développé à travers les sprays, je faisais déjà beaucoup d'illustrations papier, du coup je me suis pointé dans le graffiti avec mes propres codes... et à vrai dire je ne suis pas mécontent d'être passé à côté de certains travers de la culture « pur » graffiti : les gué-guerres de crew, de murs... tout ça, très peu pour moi... mon truc c'est juste la peinture et les potes.