Il acte depuis 99 dans le nord de la France, principalement autour de Dunkerque & Lille, mais aussi en Belgique, sous le blase de Bowa. Membre du crew 4MA-TDF puis, en 2008, de BAD Inc, c'est au tour d'AcupAinture de voir le jour début 2010 ! Après le graffiti et le travail sur toiles, c'est donc dans l'art éphémère du bodypaint qu'il a trouvé le souffle du renouveau et qu'il performe aujourd'hui. Entretien privilégié avec Mike.
Quelles démarches artistiques te plaisent dans le bodypaint ? Es-tu influencé par certains styles ?
Les dimensions humaines et sociales m'ont beaucoup plu au début : des personnes venant d'horizons divers, le dialogue qui se crée pendant la séance. Le fait, aussi, que chaque session soit totalement différente de la précédente, qu'il faille sans cesse se remettre en cause. Et puis, la pression positive qui découle de cet art éphémère me motive toujours plus ! À vrai dire, je ne me soucie pas trop des autres, j'essaie de ne pas être influencé par ce que font les autres car ça reviendrait à copier, je préfère laisser évoluer mon style de lui-même.
Comment se déroule une séance de body ?
Ça démarre par une petite discussion pour faire connaissance et se mettre à l'aise. On commence par regarder les tenues que l'on va retenir. Je me fixe le plus souvent 1h de peinture (selon les projets) et ensuite on passe au shoot, puis visionnage de la séance.
Comment trouves-tu ou choisis-tu tes modèles ? Quels sont les profils ?
Pour beaucoup le bouche-à-oreille, véhiculé par les réseaux sociaux. Après, si j'ai besoin d'un modèle avec des critères bien précis, je le trouve le plus souvent dans mes connaissances.
Pas de profil en particulier, on trouve de tout ! Impossible à classifier même si les hommes sont en minorité, il y en a tout de même.

