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États-Unis : les Noirs en sport, entre quête de légitimité sociale et revendications politiques -
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Le jeudi 08 septembre 2011 à 12:54 - 11055 vues
Publié par Aude Béliveau

Maurice Greene
La première moitié du XXe siècle, aux États-Unis, donne lieu à la mise en place de revendications généralisées de la communauté noire, et c'est dans cette période que vont apparaître, de fait, des figures exemplaires, dans tous les espaces de la société, et donc notamment au sein de l'espace sportif. Ce dernier espace se constitue à la fois comme un lieu d'intentionnalité de légitimité sociale et comme un point central de revendications politiques.
Pour commencer, il est important de noter qu'il y a depuis longtemps -et encore- un paradoxe évident entre la représentation des noirs dans l'espace sportif et dans l'univers social. En effet, si la sous-estimation des ressortissants de cette communauté fut de vigueur dans ce dernier espace, par la ségrégation civique, physique et juridique dont ils furent victimes, l'espace sportif est devenu en parallèle un espace de surestimation des noirs, par la réussite et le courage qui leurs furent attribués.
C'est sans nul doute ce paradoxe des représentations qui fît prendre conscience aux sportifs noirs de leur « pouvoir » discursif et idéologique dans l'espace au sein duquel ils évoluaient. Leur réussite sportive devînt rapidement un outil de légitimité plus élargi, notamment social et humain, comme s'ils devenaient porteurs de l'image même de leur communauté. La réussite publique d'un Noir -ici en sport, mais l'exemple peut aussi être pris en musique, en politique, en sciences ou dans tout autre espace-, dans un contexte de non-reconnaissance de cette communauté, est déjà profondément politique. Ils deviennent symbole de fierté, par la réussite sportive, au sein d'une nation qui les ignore encore. La reconnaissance sportive des athlètes noirs remet donc en cause le déni et le rabaissement social de leur communauté.
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Parkour - Interview de Thomas Arnaudies -
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Le lundi 31 janvier 2011 à 10:56 - 1235 vues
Publié par Association Strasbourgeoise de Parkour

ASP Mag : Présente-toi un minimum, pour les rares personnes qui ne te connaissent pas dans le milieu et pour nos lecteurs.
Je m'appelle Thomas, j'ai 25 ans et j'étudie à Grenoble en Master Staps ! Je suis actuellement le Président de l'Association Grenobloise de Parkour qui a pour but de regrouper les traceurs grenoblois et de les aider à progresser dans de bonnes conditions ! Je suis aussi vice-secrétaire du collectif associatif ParKour Inter Asso qui permet aux assos françaises de s'entraider entre-elles !
ASP Mag : Depuis combien de temps pratiques-tu ? Comment as-tu découvert le Parkour et qu'est-ce qui t'as poussé à en faire?
Je ne sais plus trop exactement quand j'ai vraiment commencé à faire du Parkour, ça doit faire dans les huit ans. Je l'ai découvert par le biais du premier reportage de Stade 2, mais le déclic ne s'est pas fait directement.
J'habitais à la montagne et j'ai toujours aimé grimper dans les arbres, sauter de rocher en rochers... Un jour, j'ai voulu passer à autre chose que d'enchaîner les traversées dans les arbres, et je me suis rappelé du reportage que j'avais vu. J'ai fait des recherches sur internet et je suis tombé sur la première version de parkour.net où les bases étaient expliquées. Je me suis mis à les travailler et je n'ai plus arrêté depuis !
L'autre déclic est venu lorsque j'ai dû habiter en ville pour mes études. Au début je n'aimais pas du tout cet environnement tout en béton dans lequel on se sent enfermé… Heureusement que j'ai trouvé le Parkour qui m'a permis de changer ma vision ! Aujourd'hui tout ce qui m'entoure est un terrain de jeux !
ASP Mag : Éclaire-nous un peu sur l'AGP.
AGP signifie Association Grenobloise de Parkour (www.parkourgrenoble.fr), et j'en suis actuellement le président. Elle a été créée en 2005 pour réunir les traceurs de Grenoble, les aider à progresser dans de bonnes conditions en partageant nos connaissances et en leur fournissant des structures comme des gymnases. Nous essayons aussi de promouvoir le Parkour à travers des démonstrations et des initiations dans des festivals ou des écoles. L'asso compte une cinquantaine de membres dont une quinzaine de personnes qui s'entraînent vraiment régulièrement. Toutes les personnes souhaitant bouger avec nous sont les bienvenues, il suffit qu'elles aient plus de 14 ans, de la motivation et de la bonne humeur !
ASP Mag : Quelle est ta vison du Parkour ? 
Je pense qu'on peut me classer dans les traceurs « puristes », c'est-à-dire que même si je sais faire quelques accros, je n'en fais que très rarement en extérieur. Il y a tellement à faire avec le mobilier urbain qu'en général ça ne me vient même pas à l'esprit de lancer une acrobatie ! Ceci dit je n'ai absolument rien contre les personnes qui pratiquent le Freerun ! Pour moi l'essentiel n'est pas dans les mouvements que l'on réalise, mais dans l'esprit pour lequel on le fait. Même si des fois ça aide de se motiver à plusieurs pour progresser, cela doit rester un jeu et on doit bouger pour nous avant tout. Donc pas de compet ni de show dans ma vision ! Le Parkour est une discipline qui permet de mieux se connaître, qui nous apprend nos limites, ainsi qu'à les surpasser, en travaillant nos mouvements et notre physique. C'est cet esprit un peu guerrier qui représente le mieux le Parkour pour moi.

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