« Urban-Culture Magazine : Des grandes feuilles et beaucoup de substance... »


Matthias Flagel, le rookie de la rédac'

Matthias, 20 ans, est étudiant en com' sur Grenoble mais c'est aussi le petit dernier de l'équipe. Notre Rookie à nous, comme on l'appelle. Passionné de musique, plus particulièrement de rap, et après un passage en stage chez nous, il intègre aujourd'hui l'équipe d'UC, notamment pour les futures chroniques Hip-Hop. Une belle plume doublée d'une énergie brute, présentation du beau gosse.

Le premier contact avec Matt remonte au mois d'avril dernier. Il a toqué à la porte pour nous soudoyer un stage venant de découvrir avec une certaine surprise qu'un média orienté urbain et traitant du Hip-Hop existait dans sa ville ! « Je ne connaissais pas du tout Urban-Culture et après l'avoir découvert sur la toile, j'ai appelé sans hésiter. L'accueil a été vraiment cool, sans prise de tête. Le courant est tout de suite bien passé avec l'équipe. » Pas du tout pratiquant de quelque discipline urbaine quelle qu'elle soit, il a découvert les cultures urbaines, comme pas mal de monde, d'abord à travers le rap. « Comme le rap, l'intérêt des disciplines urbaines repose sur la liberté qu'elles offrent. Pas de carcans, pas de limites... de la spontanéité. Tout est réuni pour favoriser la créativité et l'expression. ».

Faut dire que Matthias est arrivé au bon moment chez UC car on allait entamer la phase de refonte du magazine et on avait besoin de petites mains bien motivées. On a aimé sa détermination, sa curiosité et son naturel alors on lui a confié plein de missions avec parfois l'exécution de tâches ingrates. Mais il a su bosser et garder sa bonne humeur. Il a ainsi assisté et participé à la métamorphose du magazine. « J'ai tout de suite apprécié la liberté qu'on me proposait tant au niveau du fond que de la forme. Pour moi, UC est une opportunité formidable de travailler dans les domaines qui me passionnent simultanément. Sa force, c'est la pluralité et personne n'est laissé pour compte ».

Si ses rapports avec les cultures urbaines sont plutôt récents et qu'il reconnait volontiers que ça peut paraître un peu paradoxal de travailler pour un magazine spécialisé dans ce domaine, il  trouve intéressante l'idée de faire appel à des gens comme lui, « ayant un œil extérieur et pouvant faire preuve de recul par rapport aux sujets abordés et au fonctionnement du média. L'équipe d'UC est composé de pratiquants plutôt assidus alors tant que c'est une partie minoritaire de l'équipe et que l'identité du magazine n'est pas remise en cause, je pense que c'est bénéfique ».

Aussi loin qu'il se souvienne, il a « toujours voulu être journaliste » et souhaite intégrer une école dans ce sens prochainement. Ce qui l'intéresse dans ce métier, « c'est l'engagement qu'il demande en tant qu'individu, face au public et aux choix rédactionnels, et l'éthique auquel un journaliste est en permanence confronté ». Utiliser subtilement la langue française, devancer l'actualité et informer, Matthias aime écrire sur ce qui le passionne « peu importe le domaine, en ce moment c'est le rap, demain peut-être autre chose, il faut être honnête avec soi-même et ne pas se travestir. ». Son truc ? « Parler, faire découvrir et rendre intéressant ce que j'aime sans juger ni donner des conseils. » Son objectif ? « Apporter quelque chose de nouveau au lecteur en me concentrant sur ce que je sais faire et que mes textes puissent être lus par tout le monde, que l'on soit hiphoper chevronné ou non ».

Aujourd'hui, il écoute donc essentiellement du rap et c'est ce qu'il préfère faire. Il s'est intéressé à sa culture et au mouvement, à son histoire, ses racines et a découvert  une culture très riche et dans laquelle il avait quasiment tout à apprendre. « C'est ce qui m'a plus en premier lieu : partir de zéro et devoir apprendre par moi-même. Il me reste encore beaucoup de choses à découvrir et je suis loin d'être rassasié ». En ce qui concerne les artistes qu'il affectionne, pas vraiment de ligne directrice. Il place le Black Hippy au dessus de tout le reste en ce moment et sinon il cite volontiers Action Bronson, Curren$y, Pusha T, Stalley, Chance the Rapper, Freddie Gibbs, The Underachievers, Flatbush Zombies, Badass, Denzel Curry et le Raider Klan en général, le Asap Mob pour ce qui tourne en ce moment et Nas pour ce qui est du plus ancien. « Pour le rap français, je pense à Triptik, Fabe, Cas de Conscience, Nemir mais j'en écoute beaucoup moins. ».

À suivre donc les sound chroniques par Matthias Flagel à paraître dans les prochains numéros et en exclu sur le web.

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